Une
mission de l'Organisation de l'Unité Africaine à Madagascar
Dernière
mise à jour : 02/05/02
Déclaration
du porte-parole du Quai d'Orsay
(Paris, le 02 mai 2002)
La situation reste
préoccupante à Madagascar. Il faut préserver l'unité
et l'intégrité du pays et permettre la reprise économique,
qui passe par la levée des barrages routiers, prévue par
l'accord de Dakar. A ce titre, la décision des gouverneurs de Tulear,
de Diego Suarez et de Tamatave de proclamer l'indépendance de leurs
provinces est particulièrement regrettable et ne facilite certainement
pas la recherche d'une solution pacifique et démocratique. Dans
ce contexte, nous nous réjouissons de l'arrivée aujourd'hui
à Madagascar d'une mission de l'OUA.
Réponses
d'une porte-parole aux questions du point de presse
(Paris, le 30 avril 2002)
La France a pris
connaissance de la décision de la Haute Cour constitutionnelle
qui déclare Marc Ravalomanana vainqueur au premier tour des élections
présidentielles qui se sont tenues le 16 décembre dernier
à Madagascar. La France a pris contact avec ses partenaires, au
premier chef l'OUA et aussi les Etats-Unis, afin d'apprécier la
nouvelle situation ainsi créée. L'OUA vient de rappeler
l'importance que revêt l'accord de Dakar du 18 avril 2002 pour une
sortie pacifique et politique de la crise et je relève qu'une mission
de ministres africains pour le suivi de l'accord de Dakar va se rendre
sur place dans les prochaines heures.
Vous ne reconnaissez
pas les résultats ?
Nous avons pris
connaissance de la décision de la Haute Cour. Nous avons pris contact.
Nous rappelons, comme l'OUA, l'importance de l'Accord de Dakar et nous
notons qu'il va y avoir une mission sur place. Nous soutenons tous les
efforts africains qui vont dans le sens d'une sortie pacifique de la crise.
Est-ce que
vous craignez une mauvaise réaction de l'armée ?
Des appels ont
été lancés depuis le mois de décembre, en
faveur de la paix civile, de la responsabilité, du respect de la
démocratie, que ce soit de la part des cadres de l'armée,
de l'administration. Nous réitérons cet appel.
Vous confirmez
avoir reçu des proches du nouveau président à Madagascar
?
Les contacts se
sont poursuivis avec les deux parties dans le cadre de l'OUA. Il est clair
que depuis quatre mois nous sommes très soucieux que la crise puisse
déboucher sur un accord, quelque chose qui soit acceptable.
Précision
sur l'Accord de Dakar. Il était question d'un référendum
après le recomptage des voix. Est-ce que le fait que la Haute Cour
ait affirmé que le vainqueur était M. Marc Ravalomanana
signifie que M. Ratsiraka doit partir ?
Pour l'instant,
le point le plus important pour nous, est de ne pas jeter de l'huile sur
le feu. Nous avons pris connaissance de la décision de la Haute
Cour Constitutionnelle. M. Ravalomanana a été déclaré
vainqueur au premier tour et maintenant nous comptons sur les contacts
que nous avons pour apprécier cette nouvelle situation.
Accord
entre M. Ratsiraka et M. Ravalomanana
Dernière mise à jour : 24/04/02

Signature de l'accord
à Dakar entre M. Ratziraka et M. Ravalomanana (photo AFP)
Déclaration
du porte-parole du Quai d'Orsay
(Paris, le 24 avril 2002)
Nous invitons à
nouveau à la mise en oeuvre de l'accord du 18 avril. Celle-ci implique
des mesures concrètes de part et d'autre, en particulier la levée
des barrages qui hypothèquent lourdement la vie économique
et sociale à Madagascar.
Déclaration
du porte-parole du Quai d'Orsay
(Paris, le 23 avril 2002)
Nous invitons à
nouveau les deux protagonistes à mettre en oeuvre l'accord du 18
avril. Depuis la signature de cet accord, la violence semble avoir cessé,
ce qui est une bonne chose, mais les autres dispositions de l'accord doivent
être appliquées sans délai.
Déclaration
de M. Hubert Védrine, ministre des Affaires étrangères
(Paris, le 19 avril 2002)
Un accord vient d'être
signé à Dakar entre M. Ratziraka et M. Ravalomanana, grâce
aux efforts conjugués de plusieurs chefs d'Etat africains, au premier
rang le président Wade, et le secrétaire général
de l'OUA.
C'est une bonne nouvelle pour l'Afrique. Je m'en réjouis vivement
et je rends hommage aux efforts de tous ceux qui y ont contribué.
Je trouve remarquable que cet accord ait été obtenu par
cette combinaison d'efforts et d'ingéniosité africains et
je suis convaincu que dans l'avenir il y aura d'autres démonstrations
de cette capacité africaine à traiter les crises.
Depuis le début de la crise, ouverte par la contestation des résultats
du scrutin présidentiel du 16 décembre, la France a été
animée par un seul objectif : préserver la paix civile,
en soutenant la recherche d'une solution politique, respectueuse de la
démocratie et de la volonté exprimée par le peuple
malgache, en se gardant de toute ingérence.
C'est ce qui nous a conduit à critiquer les mesures unilatérales
prises de part et d'autre et qui étaient de nature à compromettre
cet objectif.
Nous avons soutenu activement les efforts de médiation entre les
deux protagonistes au cours des derniers mois, en particulier ceux de
l'OUA et de son secrétaire général, M. Essy.
C'est ainsi que nous avons contribué directement à l'organisation
de la rencontre de Dakar et que nous y avions dépêché
un représentant diplomatique français.
Il faut à présent mettre en oeuvre cet accord et que toutes
les parties s'attachent à rétablir l'ordre institutionnel,
pour redresser la situation économique dont souffre aujourd'hui
la population malgache.
Réponses du porte-parole adjoint aux questions du point de presse
(Paris, le 17 avril 2002)
M. Ratsiraka et M. Ravalomanana ont répondu favorablement à
l'invitation du président Wade et de M. Amara Essy, Secrétaire
général de l'OUA, de se rendre à Dakar, à
l'occasion du sommet consacré au NEPAD. C'est un développement
positif.
Nous appuyons activement les efforts de M. Essy et du Président
Wade auprès des deux protagonistes pour les aider à trouver
une solution politique à la crise malgache, sur la base des propositions
de l'OUA.
Quelle réponse la France fait à l'appel des partisans de
Marc Ravalomanana, réitéré ce mercredi matin à
l'Assemblée nationale française, de dénoncer le blocus
de la capitale par les hommes de Ratsiraka et d'intervenir pour éviter
une guerre inter-ethnique?
Nous nous sommes déjà exprimés sur ces questions,
notamment lors de notre point de presse du 9/04/2002 auquel je vous renvoie.
Depuis votre dernière réaction du 9 avril -que je ne retrouve
d'ailleurs pas sur votre site- il s'est passé des choses de plus
en plus graves, notamment plusieurs tués et blessés en différents
points de l'île. Cela ne vaut-il pas une réaction de Paris
sur les réels dangers de guerre civile ?
Nous suivons avec attention les derniers développements à
Madagascar auxquels vous vous référez.
Evolution de la situation politique à Madagascar
Déclaration du porte-parole du
Quai d'Orsay
(Paris, le 12 avril 2002)
En marge de cette conférence de Dakar, nous soutenons l'initiative
du président Wade qui vise à réunir à Dakar
les deux principaux protagonistes de la crise malgache. Nous y contribuons
activement. Je vous rappelle par ailleurs l'aide matérielle que
nous avons apportée à l'OUA et qui pourra servir à
l'organisation de cette rencontre.
Déclaration d'une porte-parole du Quai d'Orsay
(Paris, le 09 avril 2002)
La France condamne les événements violents qui secouent
le pays depuis plusieurs semaines. Elle rappelle son attachement à
la paix civile et exhorte les autorités malgaches à faire
preuve de responsabilité et de retenue.
La France soutient tous les efforts de médiation de la communauté
internationale (OUA, ONU, COI) visant à permettre le dialogue entre
M. Ratsiraka et de M. Ravalomanana. La France a ainsi suivi avec intérêt
la récente mission de la Commission de l'Océan indien menée
par M. Bertile, secrétaire général de la COI, en
coordination avec l'OUA.
Par ailleurs, la France tient à rappeler sa profonde inquiétude
face aux graves conséquences économiques et sociales, mais
également humanitaires, des barrages et des destructions d'infrastructures,
qui mettent en péril l'économie et l'unité du pays.
Le manque de médicaments et la pénurie en produits de première
nécessité pèsent gravement sur la population malgache.
La France a ainsi décidé d'apporter un concours financier
particulier pour faciliter l'envoi de médicaments dans des hôpitaux
malgaches.
Déclaration du porte-parole adjoint du Quai d'Orsay
(Paris, le 03 avril 2002)
La France déplore particulièrement la destruction d'infrastructures
publiques, notamment celle de ponts, qui met en péril l'économie
et l'unité du pays.
Elle appelle les dirigeants politiques malgaches à leur sens des
responsabilités. Dans cette perspective, la reprise du dialogue
sous les auspices de l'Organisation de l'Unité Africaine, avec
le soutien des Nations Unies et de la communauté internationale,
au premier rang de laquelle la France entend apporter son plein appui,
est le seul moyen d'aboutir à une solution durable.
Déclaration du porte-parole du Quai d'Orsay
(Paris, le 02 avril 2002)
La situation sur le plan économique se dégrade toujours.
Nous plaidons pour une solution politique sous les auspices de l'OUA pour
le respect de la démocratie, de la paix civile et nous appelons,
une nouvelle fois, à la levée des barrages.
Déclaration du porte-parole du Quai d'Orsay
(Paris, 27 mars 2002)
La France rappelle qu'elle soutient les efforts, en particulier ceux
menés par l'OUA, pour établir le dialogue entre MM. Ratsiraka
et Ravalomanana afin de trouver une solution politique à une situation
qui pèse sur la population et sur l'économie de Madagascar.
Dans ce contexte, la France a décidé d'apporter à
l'OUA une contribution financière directe destinée au financement
des frais qu'elle va engager.
Déclaration du porte-parole du Quai d'Orsay
(Paris, 18 mars 2002)
La France continue à encourager les parties à trouver une
solution politique à la crise actuelle. L'OUA a fait des propositions
précises qui fournissent une base de travail utile.
Comme l'OUA, la France invite les parties à faire en sorte que
les barrages routiers érigés en province soient levés,
afin que la vie économique du pays puisse reprendre.
La France fait confiance au peuple malgache - qui a fait preuve jusqu'à
présent de responsabilité - pour continuer à oeuvrer
dans le sens de la paix civile et de la démocratie.
Déclaration du porte-parole du Quai d'Orsay
(Paris, 15 mars 2002)
Pouvez-vous dire quelques mots à propos de l'évolution de
la situation et du face à face qui est en train de se produire
? Une modification du dispositif pour les Français est-elle prévue
?
Sur le premier point, nous avons pris connaissance d'incidents qui ont
causé la mort de quatre personnes, hier, dans la ville portuaire
de Tamatave et nous déplorons ces événements. Néanmoins,
nous faisons confiance au peuple malgache qui a fait preuve jusqu'à
présent d'un grand sens des responsabilités pour continuer
à oeuvrer dans le sens de la paix civile et de la démocratie.
Nous continuons à appeler, comme l'OUA, à une solution politique.
Concernant les Français, je n'ai pas connaissance de mesures particulières
nouvelles.
Le fait que nous faisions confiance au peuple malgache, cela signifie-t-il
que l'on fait moins confiance au président en exercice et au maire
de la capitale ?
Nous les avons appelés à faire preuve de sens des responsabilités.
Est-ce que le fait d'avoir reçu une délégation du
maire de la capitale signifie que l'on est moins solidaire du président
sortant ?
Je conteste les termes de cette question. La France, dans cette affaire,
n'a jamais eu qu'un seul objectif qui est d'oeuvrer dans le sens de la
paix civile et de la démocratie. Je ne peux pas accepter de voir
décrite la position de la France de manière aussi inexacte.
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