Statements, Presseerklärungen des französischen Außenministeriums zu Madagaskar
(in deutsch....)

Le ministre des Affaires étrangères

Situation humanitaire à Madagascar
Dernière mise à jour : 28/05/02

Réponses du porte-parole adjoint aux questions du point de presse
(Paris, 28 mai 2002)

Etes-vous préoccupés par la situation humanitaire à Madagascar ?

Nous suivons avec attention les événements à Madagascar et nous sommes préoccupés par la détérioration de la situation humanitaire dans ce pays. La France soutient activement les efforts de médiation de l'OUA et du président Wade pour permettre la tenue d'une nouvelle rencontre entre MM. Ravalomanana et Ratsiraka. Comme vous le savez, l'OUA et le président Wade poursuivent leurs efforts pour aboutir à une nouvelle rencontre, dans les meilleurs délais entre MM. Ravalomanana et Ratsiraka. Une telle rencontre est importante pour permettre la réconciliation du pays, le retour à la paix civile et la recherche d'une solution politique à la crise qui frappe Madagascar depuis six mois et qui, comme vous le relevez, prend aujourd'hui des dimensions humanitaires préoccupantes.

Nous invitons les deux protagonistes à engager un dialogue serein et sincère et à s'abstenir de toutes mesures unilatérales de nature à compromettre la tenue de ce nouveau sommet.


 

Une mission de l'Organisation de l'Unité Africaine à Madagascar

Dernière mise à jour : 02/05/02

Déclaration du porte-parole du Quai d'Orsay
(Paris, le 02 mai 2002)

La situation reste préoccupante à Madagascar. Il faut préserver l'unité et l'intégrité du pays et permettre la reprise économique, qui passe par la levée des barrages routiers, prévue par l'accord de Dakar. A ce titre, la décision des gouverneurs de Tulear, de Diego Suarez et de Tamatave de proclamer l'indépendance de leurs provinces est particulièrement regrettable et ne facilite certainement pas la recherche d'une solution pacifique et démocratique. Dans ce contexte, nous nous réjouissons de l'arrivée aujourd'hui à Madagascar d'une mission de l'OUA.

Réponses d'une porte-parole aux questions du point de presse
(Paris, le 30 avril 2002)

La France a pris connaissance de la décision de la Haute Cour constitutionnelle qui déclare Marc Ravalomanana vainqueur au premier tour des élections présidentielles qui se sont tenues le 16 décembre dernier à Madagascar. La France a pris contact avec ses partenaires, au premier chef l'OUA et aussi les Etats-Unis, afin d'apprécier la nouvelle situation ainsi créée. L'OUA vient de rappeler l'importance que revêt l'accord de Dakar du 18 avril 2002 pour une sortie pacifique et politique de la crise et je relève qu'une mission de ministres africains pour le suivi de l'accord de Dakar va se rendre sur place dans les prochaines heures.

Vous ne reconnaissez pas les résultats ?

Nous avons pris connaissance de la décision de la Haute Cour. Nous avons pris contact. Nous rappelons, comme l'OUA, l'importance de l'Accord de Dakar et nous notons qu'il va y avoir une mission sur place. Nous soutenons tous les efforts africains qui vont dans le sens d'une sortie pacifique de la crise.

Est-ce que vous craignez une mauvaise réaction de l'armée ?

Des appels ont été lancés depuis le mois de décembre, en faveur de la paix civile, de la responsabilité, du respect de la démocratie, que ce soit de la part des cadres de l'armée, de l'administration. Nous réitérons cet appel.

Vous confirmez avoir reçu des proches du nouveau président à Madagascar ?

Les contacts se sont poursuivis avec les deux parties dans le cadre de l'OUA. Il est clair que depuis quatre mois nous sommes très soucieux que la crise puisse déboucher sur un accord, quelque chose qui soit acceptable.

Précision sur l'Accord de Dakar. Il était question d'un référendum après le recomptage des voix. Est-ce que le fait que la Haute Cour ait affirmé que le vainqueur était M. Marc Ravalomanana signifie que M. Ratsiraka doit partir ?

Pour l'instant, le point le plus important pour nous, est de ne pas jeter de l'huile sur le feu. Nous avons pris connaissance de la décision de la Haute Cour Constitutionnelle. M. Ravalomanana a été déclaré vainqueur au premier tour et maintenant nous comptons sur les contacts que nous avons pour apprécier cette nouvelle situation.


 

Accord entre M. Ratsiraka et M. Ravalomanana
Dernière mise à jour : 24/04/02


Signature de l'accord à Dakar entre M. Ratziraka et M. Ravalomanana (photo AFP)

Déclaration du porte-parole du Quai d'Orsay
(Paris, le 24 avril 2002)

Nous invitons à nouveau à la mise en oeuvre de l'accord du 18 avril. Celle-ci implique des mesures concrètes de part et d'autre, en particulier la levée des barrages qui hypothèquent lourdement la vie économique et sociale à Madagascar.

Déclaration du porte-parole du Quai d'Orsay
(Paris, le 23 avril 2002)

Nous invitons à nouveau les deux protagonistes à mettre en oeuvre l'accord du 18 avril. Depuis la signature de cet accord, la violence semble avoir cessé, ce qui est une bonne chose, mais les autres dispositions de l'accord doivent être appliquées sans délai.

Déclaration de M. Hubert Védrine, ministre des Affaires étrangères
(Paris, le 19 avril 2002)

Un accord vient d'être signé à Dakar entre M. Ratziraka et M. Ravalomanana, grâce aux efforts conjugués de plusieurs chefs d'Etat africains, au premier rang le président Wade, et le secrétaire général de l'OUA.
C'est une bonne nouvelle pour l'Afrique. Je m'en réjouis vivement et je rends hommage aux efforts de tous ceux qui y ont contribué.
Je trouve remarquable que cet accord ait été obtenu par cette combinaison d'efforts et d'ingéniosité africains et je suis convaincu que dans l'avenir il y aura d'autres démonstrations de cette capacité africaine à traiter les crises.
Depuis le début de la crise, ouverte par la contestation des résultats du scrutin présidentiel du 16 décembre, la France a été animée par un seul objectif : préserver la paix civile, en soutenant la recherche d'une solution politique, respectueuse de la démocratie et de la volonté exprimée par le peuple malgache, en se gardant de toute ingérence.
C'est ce qui nous a conduit à critiquer les mesures unilatérales prises de part et d'autre et qui étaient de nature à compromettre cet objectif.
Nous avons soutenu activement les efforts de médiation entre les deux protagonistes au cours des derniers mois, en particulier ceux de l'OUA et de son secrétaire général, M. Essy.
C'est ainsi que nous avons contribué directement à l'organisation de la rencontre de Dakar et que nous y avions dépêché un représentant diplomatique français.
Il faut à présent mettre en oeuvre cet accord et que toutes les parties s'attachent à rétablir l'ordre institutionnel, pour redresser la situation économique dont souffre aujourd'hui la population malgache.


Réponses du porte-parole adjoint aux questions du point de presse
(Paris, le 17 avril 2002)


M. Ratsiraka et M. Ravalomanana ont répondu favorablement à l'invitation du président Wade et de M. Amara Essy, Secrétaire général de l'OUA, de se rendre à Dakar, à l'occasion du sommet consacré au NEPAD. C'est un développement positif.
Nous appuyons activement les efforts de M. Essy et du Président Wade auprès des deux protagonistes pour les aider à trouver une solution politique à la crise malgache, sur la base des propositions de l'OUA.

Quelle réponse la France fait à l'appel des partisans de Marc Ravalomanana, réitéré ce mercredi matin à l'Assemblée nationale française, de dénoncer le blocus de la capitale par les hommes de Ratsiraka et d'intervenir pour éviter une guerre inter-ethnique?

Nous nous sommes déjà exprimés sur ces questions, notamment lors de notre point de presse du 9/04/2002 auquel je vous renvoie.

Depuis votre dernière réaction du 9 avril -que je ne retrouve d'ailleurs pas sur votre site- il s'est passé des choses de plus en plus graves, notamment plusieurs tués et blessés en différents points de l'île. Cela ne vaut-il pas une réaction de Paris sur les réels dangers de guerre civile ?

Nous suivons avec attention les derniers développements à Madagascar auxquels vous vous référez.


 

Evolution de la situation politique à Madagascar

Déclaration du porte-parole du Quai d'Orsay
(Paris, le 12 avril 2002)

En marge de cette conférence de Dakar, nous soutenons l'initiative du président Wade qui vise à réunir à Dakar les deux principaux protagonistes de la crise malgache. Nous y contribuons activement. Je vous rappelle par ailleurs l'aide matérielle que nous avons apportée à l'OUA et qui pourra servir à l'organisation de cette rencontre.

Déclaration d'une porte-parole du Quai d'Orsay
(Paris, le 09 avril 2002)

La France condamne les événements violents qui secouent le pays depuis plusieurs semaines. Elle rappelle son attachement à la paix civile et exhorte les autorités malgaches à faire preuve de responsabilité et de retenue.
La France soutient tous les efforts de médiation de la communauté internationale (OUA, ONU, COI) visant à permettre le dialogue entre M. Ratsiraka et de M. Ravalomanana. La France a ainsi suivi avec intérêt la récente mission de la Commission de l'Océan indien menée par M. Bertile, secrétaire général de la COI, en coordination avec l'OUA.
Par ailleurs, la France tient à rappeler sa profonde inquiétude face aux graves conséquences économiques et sociales, mais également humanitaires, des barrages et des destructions d'infrastructures, qui mettent en péril l'économie et l'unité du pays. Le manque de médicaments et la pénurie en produits de première nécessité pèsent gravement sur la population malgache. La France a ainsi décidé d'apporter un concours financier particulier pour faciliter l'envoi de médicaments dans des hôpitaux malgaches.



Déclaration du porte-parole adjoint du Quai d'Orsay
(Paris, le 03 avril 2002)

La France déplore particulièrement la destruction d'infrastructures publiques, notamment celle de ponts, qui met en péril l'économie et l'unité du pays.
Elle appelle les dirigeants politiques malgaches à leur sens des responsabilités. Dans cette perspective, la reprise du dialogue sous les auspices de l'Organisation de l'Unité Africaine, avec le soutien des Nations Unies et de la communauté internationale, au premier rang de laquelle la France entend apporter son plein appui, est le seul moyen d'aboutir à une solution durable.


Déclaration du porte-parole du Quai d'Orsay
(Paris, le 02 avril 2002)

La situation sur le plan économique se dégrade toujours. Nous plaidons pour une solution politique sous les auspices de l'OUA pour le respect de la démocratie, de la paix civile et nous appelons, une nouvelle fois, à la levée des barrages.

Déclaration du porte-parole du Quai d'Orsay
(Paris, 27 mars 2002)

La France rappelle qu'elle soutient les efforts, en particulier ceux menés par l'OUA, pour établir le dialogue entre MM. Ratsiraka et Ravalomanana afin de trouver une solution politique à une situation qui pèse sur la population et sur l'économie de Madagascar.
Dans ce contexte, la France a décidé d'apporter à l'OUA une contribution financière directe destinée au financement des frais qu'elle va engager.

Déclaration du porte-parole du Quai d'Orsay
(Paris, 18 mars 2002)

La France continue à encourager les parties à trouver une solution politique à la crise actuelle. L'OUA a fait des propositions précises qui fournissent une base de travail utile.
Comme l'OUA, la France invite les parties à faire en sorte que les barrages routiers érigés en province soient levés, afin que la vie économique du pays puisse reprendre.
La France fait confiance au peuple malgache - qui a fait preuve jusqu'à présent de responsabilité - pour continuer à oeuvrer dans le sens de la paix civile et de la démocratie.

Déclaration du porte-parole du Quai d'Orsay
(Paris, 15 mars 2002)


Pouvez-vous dire quelques mots à propos de l'évolution de la situation et du face à face qui est en train de se produire ? Une modification du dispositif pour les Français est-elle prévue ?

Sur le premier point, nous avons pris connaissance d'incidents qui ont causé la mort de quatre personnes, hier, dans la ville portuaire de Tamatave et nous déplorons ces événements. Néanmoins, nous faisons confiance au peuple malgache qui a fait preuve jusqu'à présent d'un grand sens des responsabilités pour continuer à oeuvrer dans le sens de la paix civile et de la démocratie. Nous continuons à appeler, comme l'OUA, à une solution politique.
Concernant les Français, je n'ai pas connaissance de mesures particulières nouvelles.

Le fait que nous faisions confiance au peuple malgache, cela signifie-t-il que l'on fait moins confiance au président en exercice et au maire de la capitale ?

Nous les avons appelés à faire preuve de sens des responsabilités.

Est-ce que le fait d'avoir reçu une délégation du maire de la capitale signifie que l'on est moins solidaire du président sortant ?

Je conteste les termes de cette question. La France, dans cette affaire, n'a jamais eu qu'un seul objectif qui est d'oeuvrer dans le sens de la paix civile et de la démocratie. Je ne peux pas accepter de voir décrite la position de la France de manière aussi inexacte.