Carburants: la capitale toujours non approvisionnée

Midi Madagasikara - 22.04.2002

Salomon Ravelontsalama

Depuis la signature de ="accord.htm" l'accord de Dakar jeudi dernier, tout le monde s'attend à un retour à la normale de la vie quotidienne, mais il semble que l'on n'en est pas encore là. La capitale n'est toujours pas approvisionnée en carburants alors que ces produits constituent un des éléments clés de ce rétablissement de la situation à Antananarivo, mais également dans les autres régions de la Grande île. Les pompes sont encore à sec dans les stations-service de la capitale.

Toute la population tananarivienne attend toujours et impatiemment les premiers camions-citerne censés lui apporter ces carburants devenus très précieux depuis presque deux mois maintenant. Malheureusement, aucun de ces camions n'est encore parvenu à franchir les barrages dont principalement celui de Brickaville fortement gardé par des militaires. Pourtant, force est de rappeler que ces entraves à la circulation des biens et des personnes devraient disparaître tout de suite après la signature de ="accord.htm"l'accord de Dakar.

Pour ce qui est des produits pétroliers existant sur l'informel, il semble que les quantités écoulées dans les différents marchés parallèles de la capitale ont diminué. De même le nombre de personnes impliquées dans les ventes dans les rues a également baissé. Depuis l'annonce de cet accord qui devrait dans les plus brefs délais amener à l'ouverture des barrages antiéconomiques jeudi dernier, on a pu également observer une baisse assez conséquente des prix du carburant, dont notamment l'essence dans le marché parallèle.

Effectivement, le prix du litre de l'essence a atteint, il y a encore une semaine 35.000 FMG, alors qu'hier la même quantité se vendait entre 15.000 FMG et 18.000 FMG. Le gas-oil qui s'achetait à 25.000 FMG le litre au début de la semaine passée, hier (au noir) entre 12.500 FMG et 14.000 FMG. Certes, ces prix restent largement supérieurs aux prix normaux, mais l'imminence de l'ouverture des barrages semble amener un vent de changement quotidien de la population. Cependant, il faut noter que le retour à la normale de la distribution de carburants ne pourra être effectif que trois ou quatre jours après les premiers approvisionnements.