Ravalomanana ira
aux urnes si les nouveaux résultats l'imposent.
clicanooflash -
17.04.2002
Le "président"
autoproclamé de Madagascar, Marc Ravalomanana, retournera aux urnes
si les résultats officiels qui doivent être proclamés
par une nouvelle cour ne lui donnent pas la majorité absolue au
premier tour de la présidentielle du 16 décembre dernier,
a déclaré mercredi son "Premier ministre", Jacques
Sylla.
Les résultats officiels du premier tour, qui plaçaient M.
Ravalomanana en ballottage favorable contre le président sortant
Didier Ratsiraka, ont été annulés mardi par la Cour
suprême qui a confié de facto le soin d'effectuer un nouveau
décompte des suffrages à une nouvelle cour.
M. Ravalomanana a toujours rejeté les premiers résultats
officiels, se considérant élu dès le premier tour."
Si la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) dans sa nouvelle composition
constate que nous n'avons pas recueilli la majorité absolue au
premier tour, nous reviendrons aux urnes", a déclaré
M. Sylla à quelques journalistes de la presse internationale."
Si les nouveaux résultats officiels nous donnent la majorité
absolue, j'espère que l'amiral Ratsiraka acceptera de reconnaître
que Marc Ravalomanana est le président de Madagascar", a ajouté
M. Sylla.
M. Ravalomanana, qui s'estimait élu dès le premier tour
à la majorité absolue et accusait le camp Ratsiraka de fraude
électorale, s'est proclamé président le 22 février,
soutenu quotidiennement par des centaines de milliers de manifestants
à Antananarivo et dans d'autres villes du pays.
Depuis, la crise politique entre les deux "présidents"
rivaux a dégénéré, parfois en affrontements
meurtriers entre leurs camps. M. Ratsiraka s'est retranché dans
une ville de province et organise un sévère blocus économique
de la capitale, tandis que M. Ravalomanana contrôle la capitale
et tente d'étendre son pouvoir au reste du pays.
Dans un arrêt en interprétation rendu mardi, la chambre administrative
de la Cour suprême a confirmé son arrêt du 10 avril
qui annulait la composition de l'actuelle HCC, dont les neuf membres avaient
été nommés sous le régime de M. Ratsiraka.
En outre, elle a "constaté la nullité de l'arrêt
(de cette même HCC) du 25 janvier proclamant les résultats
officiels du premier tour de l'élection présidentielle".
Pour éviter un vide juridique, la Cour suprême a remis en
place l'ancienne HCC, nommée en partie sous le régime de
M. Ratsiraka et en partie sous la présidence de son prédécesseur,
Albert Zafy. De facto, le nouveau décompte des suffrages du premier
tour, ainsi que la proclamation des résultats officiels, sont confiés
aux neuf membres de cette ancienne HCC, estiment juristes et constitutionnalistes.
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